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Le Chahid Setaouti Ali dit Mourad الشهيد ستاوتى علي الملقب مراد


est né en 1932 à Khémis.
 Il a deux frères : Mohammed et Djilali, 
et une sœur Fatma Séghira, marié,  
un enfant Mohammed.
Pour connaître son itinéraire, son ami, le nommé Belmekki Mohammed a bien voulu mettre de la lumière sur son parcours en quelques lignes.
J’ai rencontré Ali Setaouti en 1955 à la Cité Dix Drève au Nord de la France. Il a joué à la boxe avec Ould Ouassini et mon frère.
 Il a participé à deux ou trois combats dans la boxe amateure,
Puis il est retourné au pays vers la fin de l' année 1955.
Quant à moi, dira Belmekki Si Mohamed, je suis resté et j’ai participé à la finale du championnat professionnel de Paris et avec neuf combats d’amateur international, puis professionnel en 1957.
Au cours de mon retour au village natal de Khémis, j’ai rencontré Ali Setaouti au Djebel de Kern Zahra Béni_Hammou, commune de Béni Snous au cours de l'année 1960.
Après une embuscade qui nous a été tendue la veille au Djebel de Moutas en présence de Affane, Bassaid Tayeb dit Salah et Fethi Amiri on a pris la direction de Temassekht puis vers Millane.
En arrivant dans cet endroit, le Capitaine Mourad a envoyé le Tissal A.Ahmed ould Miloud avec une arme,
 qui n’a jamais été récupéré, à Ouled Moussa pour
 avoir des informations sur la région 
et inspecter les lieux.
Quant à moi, je suis parti en compagnie de Médjahdi Ali dit Abdelkrim au puits de Tamezzara, on avait besoin de l’eau.
On a passé toute cette nuit, sans que l’envoyé, le tissal ne retourne, parce qu’il a eu une altercation avec Ali Setaouti, 
Et d’ailleurs, c’est une énigme pour nous.
Puis, on s’est rendu compte qu’on a été encerclé par l’armée coloniale.
 Ali Setaouti était le premier qui s’est réveillé de bonne heure et a observé les soldats de loin et il nous disait: «venez voir ce qu’il y a de ce côté-là »,on a cru que c’était les nôtres qui nous observaient de loin et après un instant on s’est rendu compte que c’était le contraire, c’est déjà que l’aviation ennemie a commencé à bombardé toute la zone et des tirs d’armes automatiques parvenaient de tous les côtés 
vers le lieu, dira Belmekki Mohamed,, j’ai pris un autre chemin inverse pour contourner la présence de l’ennemie.
Au cours de route, j’ai rencontré Benzaim Laaredj 
qui m’a fait savoir qu’il a vu l’avion et a vite compris que quelques choses ne va pas dans la région.
J’ai rencontré aussi dans mon passage le nommé Djelad Mohamed dit Houmada.
Au cours de cette journée du 07 novembre 1961 vers 06h 35 minutes est décédé le capitaine Ali Setaouti dit Mourad , Boukenadel Séghir et Médjahdi Ali dit Abdellah (Allah Yarhamhoum).
Quant a nous deux (Belmekki et Benzaim)
nous sommes sortis indemne de cet encerclement.
Et c’est un officier de l’armée ennemie avec 
un haut-parleur a annoncé à la population de Khémis 
la nouvelle de la mort du capitaine Ali Setaouti. 

Livre :  Les Hommes de l'ombre de Lemkami Mohammed 
mémoires d'un officier 
 du  malg page 221

Ali Setaouti dit Mourad, surnommé 
dans sa jeunesse Ali Slimane, né en 1932.
 Nous avons fait l'école buissonnière ensemble durant 4 ans avant de rentrer à l'école. 
C'était un très grand sportif. Ali Slimane avait abandonné l'école vers 1948 et émigré en France au début des années 1950. Tout en travaillant dans le Pas de Callais, il faisait de la boxe. 
Il était devenu champion de boxe 
pour le nord de la France.
 Il avait milité très jeune au Ppa dans l'émigration et avait rejoint
l'Aln en Zone I au début de l'année 1957
 après avoir activé au sein de la Fédération du Front de libération nationale en France. 
Après avoir été identifié par les services de police, 
il avait été évacué par cette fédération vers le Maroc d'où il avait regagné le maquis.
 C'était aussi un autre héros
 comme tant d'autres, 
tombé dans l'oubli.

GADIRI MOHAMMED
Allah Yarhem CHOUHADA






GADIRI  MOHAMMED 


gaadiri mohammed

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